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always on my way (rosie)

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MessageSujet: always on my way (rosie)
Dim 20 Nov - 22:32

always on my way
rosie & aris

 « PAPA ! PAPAAAA ! » Le cri désespéré de son fils tétanisa Aris. Quand ses enfants criaient ainsi, c’était parce que la petite dernière faisait une crise qui la conduisait tout droit à l’hôpital. Un jour viendrait où ils n’auraient même pas le temps d’atteindre l’hôpital. Aris dévala les escaliers et fonça dans le jardin sombre - éclairé par les lanternes extérieures - où jouaient jusqu’alors ses enfants, le cœur battant à une allure phénoménale. Pitié, pitié, faites qu’elle aille bien ... supplia-t-il. Ce ne fut pas à une crise de sa plus jeune fille qu’il assista, mais à un tout autre spectacle. Le chien des voisins d’en face, Strike, ou Starky, ou Spike ou qu’importe son nom, sautait autour de son fils qui, bras levés, protégeait la dernière saucisse. Le chien venait de bouffer l’intégralité de la viande qu’il avait laissée cinq minutes sur la table du jardin, à côté du barbecue. Les filles essayaient de distraire l’animal de son objectif, dévorer le dernier morceau de viande courageusement protégé par leur frère, en vain.
 « C’est pas vrai ! » grogna Aris en s’approchant de son fils et du cabot. Il prit la saucisse et la secoua de sorte à ce que l’animal le suive et traverse la rue avec lui. Il sonna à la porte des Baker mais, fou de rage et impatient, finit par donner des coups dessus.
 « Je sais que vous êtes là Rosie Baker ! Ouvrez tout de suite ! » cria-t-il en tapant encore. Il savait qu’elle allait ouvrir pour éviter les commérages du quartier. Un scandale n’était jamais bien vu à Hillhurst & West, et Rosie Baker était du genre à les fuir comme la peste. C’était sûrement pour ça, d’ailleurs, qu’elle était malheureuse. Lorsque cette dernière ouvrit enfin la porte, Aris pointa sa saucisse dans sa direction d’un air menaçant (pardon mais il fallait que ça sorte, sans mauvais jeu de mot), l’air profondément irritié.
 « Vous ne pouvez pas surveiller votre chien cinq minutes ? L’attacher, l’enfermer, penser à fermer votre portail ? Il vient de bouffer l’intégralité de la viande du barbecue que je m’apprêtais à faire ! Et puis, je croyais vous avoir dit que je ne voulais pas qu’il s’approche de la petite ! » Pour souligner son état de colère, Aris jeta la saucisse à l’intérieur de la maison, par dessus la tête de Rosie. Le chien leur défonça respectivement les jambes pour s’engouffrer à l’intérieur et lécher le carrelage graisseux. Le silence revint un instant, durant lequel il put observer Baker à loisir. Pourquoi fallait-il que, même alors qu’il l’aurait tuée sur place s’il avait pu, il la trouve divinement belle ? Il glissa ses doigts dans sa barbe et la toisa d’un air sévère pour garder une certaine contenance malgré la gêne qui s’installait, et son envie de tourner les talons et rentrer chez lui. D’ailleurs, pourquoi ne le faisait-il pas ? Aris avait dit ce qu’il avait à dire, après tout.
 « Donc, en conclusion à tout ça, vous allez venir chez moi cuisiner pour mes enfants parce que votre chien a mangé leur dîner. Je ne vous laisse aucun choix, rendez-vous dans trente minutes. De toute façon, la voiture de votre mari n’est pas là, ce qui signifie que vous ne lui manquerez pas ce soir. » Aris esquissa un bref sourire à la limite de l’hypocrisie et tourna cette fois les talons pour s’éloigner sans lui laisser le temps de protester. Il n’avait aucune envie de l’entendre refuser une invitation sous-jacente de venir cuisiner chez lui (mais pourquoi avait-il seulement fait ça?) ni qu’elle lui dise que Jack Baker s’apprêtait à rentrer et qu’ils allaient partager un bon repas en amoureux. Aris retraversa la route et rentra chez lui. Il fit un bref topo à ses gosses qui décidèrent d’aller patienter en jouant à l’étage. Il mit le couvert pour cinq et pensa à regret à sa femme qui aurait du être la cinq personne assise avec eux ce soir, avant que l’image de Rosie ne la balaye brutalement. C’était tout le temps comme ça, maintenant. Chaque fois qu’Aris pensait à son épouse, Rosie Baker venait parasiter ses pensées. Il se servit un verre de vin rouge qu’il but cul-sec, et s’en servit un second avec lequel il patienta en observant la baie vitrée restée ouverte en attendant l’arrivée de l’insupportable-mais-ravissante voisine d’en face.
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MessageSujet: Re: always on my way (rosie)
Lun 21 Nov - 20:16

Always on my way
Aris&Rosie



En ce moment, tout se bousculait dans ma tête. J'avais beau me dire que ce n'était sûrement que passager, au fond de moi, je savais pas c'était faux. Je savais que mon mariage était trop essoufflée pour survivre à une course supplémentaire. Je le savais et pourtant, je ne voulais pas l'avouer. Je ne voulais l'avouer à personne, même pas à moi. J'essayais de me rassurer sans vraiment réussir à me convaincre. Et vous voulez rire ? Je n'ai pas vu Jack depuis deux jours. Hier, il est rentré tellement tard que je dormais déjà et avant hier, c'était à mon tour de m'endormir sur le canapé. Il n'avait jugé utile de me réveiller et à mon réveil il était déjà loin. Finalement ce n'est pas plus mal. Puisque le peu de temps que nous passons ensemble, nous le passons à nous disputer pour tout et n'importe quoi. Pour tellement de choses qui nous auraient semblés futiles en tant normal. Mais pas en ce moment. En ce moment, nous ne nous comprenons plus et je n'arrive plus à faire semblant. Enfin, si j'y arrive encore, mais je m'épuise bien plus vite et sincèrement, j'ignore combien de temps je pourrais encore tenir ainsi. J'avais été sortie de mes pensées dans un sursaut en entendant des coups violents contre la porte de la maison et les gémissements de mon voisin. Je descendais rapidement jusqu'à la porte, ordonnant à Spoke qui ne regardait de ne pas bouger. Je n'aimais pas ce genre d'effusion dans le quartier, ce manque de discrétion avait le don de me mettre hors de moi.Je n'avais jamais aimé être mise en avant et dans un quartier comme le notre, toute excuse pour faire des commérages sont bons. Puis oui, je devais bien avouer que je tenais à ma réputation et surtout que je n'allais pas laisser mon idiot de voisin se croire tout permis sur mon propre palier. Je laissais échapper un soupir avant de replacer l'une de mes mèches de cheveux qui me tombait sur le visage. Un geste pour bref pour retirer le plis sur ma robe, un sourire que je dois avouer assez faux et j'ouvrais enfin la porte.

Je dois avouer que je n'avais pas tout de suite compris ce qu'il était en train de faire, il me criait dessus, une saucisse à la main avant de la lancer dans ma maison, tout naturellement. Le chien en question qui était de la même race mais légèrement plus jeune que le chien s'était faufilés entre nos jambes manquants de me faire tomber. Je sentais la colère montrer doucement en moi sans pour autant lui répondre tout de suite. J'étais choquée, le mot peut paraitre fort mais c'était vraiment le cas, je ne savais pas quoi dire, ni quoi lui répondre. Et alors que j'allais enfin prendre la parole, il ajouta presque naturellement que c'était à moi de faire à manger à ses enfants. Je n'aimais pas le ton qu'il venait t'employé et je pense que j'aurais dû l'envoyer balader sans remords et pourtant, je n'avais rien dit jusqu'au moment où il tournait les talons. « Monsieur Solheim ? » J'attendais une seconde qu'il se retourne pour ramasser la fameuse saucisse avant de siffler en appelant mon chien qui avec l'odeur de la saucisse avait descendu les escaliers à une vitesse effrayante. « Vous avez oublié le chien des Smith » Je lui montrais la maison de nos voisins avec mon doigt qui se trouvait deux maisons plus loin. Je lui lançais la saucisse que le chien des voisins suivait au centimètres près tout en demandant à Spoke de rester à mes pieds. Je décidais de conclure par un jolie sourire de victorieux avant de refermer ma porte sans un mot de plus.

Suite à cette petite altercation -ou peut-être que je devrais dire agression je ne savais pas trop- je m'étais assise quelques minutes sur les marches de l'escalier pour réfléchir. Je regardais Spoke qui se faisait un malin plaisir de lâcher le reste du gras sur le carrelage de l'entrée, dernier souvenir de cette saucisse. J'essayais de choisir entre mon coeur et ma tête. Ma tête qui me disait que c'était bien fait pour cet idiot d'avoir perdu son repas et mon coeur qui pensait à ses pauvres enfants qui aillaient sûrement finir avec une boîte à manger. Ne me demandez pas pourquoi j'avais fini par choisir d'aller m'occuper des enfants du voisin, un voisin qui me détestait et que j'adorais détester. Enfin me dire que je le détestais. Il était un mystère, une énigme que je voulais résoudre et qui sait, ce repas serait peut-être l'occasion de faire une trève le temps de la soirée. J'avais ouvert mon frigo dans lequel, il y avait beaucoup de choses, l'intégralité des menus que j'avais prévu pour la semaine pour être exacte. Je constatais également que la semaine était bien entamé et que finalement Jack n'avait partagé aucun de mes repas. Mais ce n'était pas grave, j'allais improviser après tout c'était un nouveau challenge. Je prenais mon panier pour y mettre quelques légumes et de la viande que j'avais fais mijoter hier. Je récupérais également la tarte aux pommes que j'avais fait dans l'après-midi avant de quitter ma maison. Il ne m'avait fallu que quelques pas pour traverser la rue et me retrouver devant sa porte contre laquelle, j'avais décidée de frapper délicatement. « La cuisine est par là ? » La porte venait à peine d'ouvrir que j'entrais dans la maison à la recherche de la cuisine, sans un bonjour, sans un pardon, comme lui quoi.


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On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. Et une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé. ›©️alaska.

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